Ski et vélo dans les Laurentides : un territoire de plein air

Plein air · 25 juillet 2026

Collines couvertes d'arbres aux couleurs d'automne à Mont-Tremblant, sous un ciel dégagé
Les collines de Mont-Tremblant à l'automne : terrain de ski l'hiver, de vélo et de marche le reste de l'année.

Les Laurentides ne sont pas seulement une région d'histoire : elles sont aussi un terrain de jeu. Les basses montagnes, les lacs et les forêts qui se trouvent à une heure de route de Montréal attirent depuis longtemps des skieurs, des cyclistes, des randonneurs et des amateurs de motoneige. Cette page retrace comment cette vocation s'est construite, et ce qu'elle offre aujourd'hui à qui veut s'y déplacer à la force de ses jambes.

Des basses montagnes et des lacs

Le centre des Laurentides est composé de basses montagnes parsemées de lacs et de forêts. C'est là que se trouvent la capitale régionale, Saint-Jérôme, et la majorité des touristes qui visitent la région, notamment pour ses pentes de ski de renommée mondiale et le centre de villégiature de Tremblant.

La région compte deux parcs nationaux, ceux d'Oka et du Mont-Tremblant, ainsi que plusieurs parcs régionaux. Ces espaces protégés proposent un éventail d'activités de plein air selon les saisons, de la randonnée à la raquette et du vélo à la pêche. C'est cette diversité qui explique que la région soit fréquentée toute l'année, et pas seulement l'hiver.

Le train, premier moteur du tourisme

Le tourisme d'hiver doit beaucoup au chemin de fer. Dès la fin du XIXe siècle, la ligne du P'tit Train du Nord amène des visiteurs, et elle apporte, selon les synthèses, des dizaines de milliers de touristes chaque hiver, venus pratiquer le ski. L'histoire de cette ligne est détaillée dans la page sur le P'tit Train du Nord.

Cette clientèle justifie l'ouverture de commerces, d'hôtels et de remonte-pentes. La région se retrouve ainsi avec une économie qui repose de plus en plus sur le loisir, alors que le projet de colonisation du curé Labelle visait l'agriculture. L'ironie est souvent relevée : les terres que l'on voulait cultiver sont devenues, pour beaucoup, des pentes de ski.

Tremblant et le ski alpin

Le mont Tremblant doit son nom à une légende algonquine : au XVIIe siècle, les Algonquins l'identifient comme la montagne des esprits. Une première chaise y est installée en 1939. Un jeune Américain, Joseph Bondurant Ryan, venu prospecter l'or et épris de la beauté de la montagne, est souvent associé à la naissance de la station.

Depuis, la station a su se développer pour devenir le domaine skiable le plus important et le plus varié de l'est de l'Amérique du Nord. Un skieur né à Mont-Tremblant, Erik Guay, a remporté la Coupe du monde de super-G en 2010 et le championnat du monde de descente en 2011. La station participe, avec son village, à une économie touristique de quatre saisons.

Le ski de fond et la raquette

À côté du ski alpin, d'autres pratiques se sont développées. Le parc national d'Oka, proche de Montréal, offre des plages, des zones de baignade et des sentiers pour la randonnée, le vélo, la raquette et le ski de fond. Ces activités, moins coûteuses que le ski alpin, attirent des familles qui cherchent un loisir hivernal accessible.

Le Musée du ski des Laurentides, mentionné parmi les lieux de patrimoine de la région, rappelle l'importance de cette tradition sportive. Pour les débutants, des sentiers balisés et des écoles de ski permettent de s'initier sans équipement coûteux, et les parcs proposent souvent la location de raquettes à des prix modestes.

Le parc linéaire à vélo

Quand le train a cessé de circuler, l'emprise de la voie ferrée a été reconvertie en piste. Le parc linéaire Le P'tit Train du Nord, inauguré en 1996, relie Laval à Mont-Laurier sur environ deux cent trente kilomètres, et il est présenté comme le plus long parc linéaire du Canada.

Son profil, issu d'une ancienne voie ferrée, est régulier : les pentes y sont douces, ce qui convient aux familles, aux débutants et aux cyclistes qui cherchent une promenade à leur rythme. Des anciennes gares jalonnent la route et servent de haltes. Le parc fait partie du réseau de la Route verte, un ensemble d'itinéraires cyclables du Québec.

Pratiquer sans se mettre en danger

Quelle que soit la saison, quelques principes simples s'imposent : vérifier la météo, emporter de l'eau et un vêtement chaud, prévenir un proche de son itinéraire et connaître ses limites. En hiver, le froid et la nuit qui tombe tôt demandent une prudence particulière. En été, les orages en montagne peuvent surprendre.

Le sport de plein air se prolonge aussi par le spectacle : beaucoup de visiteurs suivent le hockey ou les compétitions de ski à la télévision après une journée sur les pistes. Le hockey, sport national, fait l'objet de la page sur la Ligue nationale de hockey. Cette variété permet aux familles de partager une même région à des rythmes différents : l'un dévale une pente, l'autre suit la piste cyclable, un troisième marche autour d'un lac. Pour les groupes, il est utile de choisir une activité accessible à tous, car un parcours trop exigeant décourage les moins entraînés. Les informations de cette page sont issues de la notice de référence consacrée à la région des Laurentides.

Questions fréquentes

Quand a été installée la première chaise de Tremblant ?

En 1939, selon les sources publiques. La station est devenue depuis le domaine skiable le plus important de l'est de l'Amérique du Nord.

Quel est le premier parc national du Québec ?

Le parc national du Mont-Tremblant, créé le 12 janvier 1895 et couvrant quinze cent dix kilomètres carrés.

Peut-on faire du vélo toute l'année ?

Non. La piste cyclable sert l'été, alors que certains tronçons accueillent la motoneige l'hiver. Il faut consulter les sources locales pour connaître l'état des sentiers.

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